Le Gouvernement continue à s’attaquer frontalement à la Fonction publique et aux services publics. Cette politique est aggravée par les attaques contre le statut, l’individualisation des rémunérations et la mise en concurrence des agents, les effets de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et de la Réorganisation administrative territoriale de l’Etat (RéATE) qui ont des conséquences néfastes sur les conditions de travail des personnels et sur la qualité du service public rendu à la population. Pourtant, il s’agit bien là de choix idéologiques, comme nous le démontrons dans les fiches thématiques qu’a réalisées l’UGFF-CGT et que nous mettons à votre disposition ci-dessous.
DE L’EMPLOI POUR NOS MISSIONS, C’EST L’INTERET DE TOUTE LA POPULATION
A partir du dogme, stigmatisé également par la Cour des Comptes, du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, ce sont près de 34.000 emplois supplémentaires qui pourraient être rayés de la carte de la Fonction publique d’Etat en 2010. A Météo-France, avec les suppressions programmées dans le budget du contrat d’objectif 2009-2011, c’est encore plus q’un sur deux dans la réalité ! une étude d’avril 2008 du Centre d’Analyse Stratégique spécifie que la France a un « taux d’administration » dans la « moyenne haute » des pays développés (avec 93 emplois pour 1000 habitants), proche du Royaume-Uni, en deçà du Canada et près de 2 fois inférieure au Danemark. Idem à Météo-France, comparé à plusieurs autres services météorologiques nationaux à coûts et domaines comparables.
STATUT DES FONCTIONNAIRES : Un bien commun à défendre et renforcer
Articulé autour de grands principes fondateurs, tel l’unicité et l’adaptabilité de la Fonction publique, le droit à la carrière, la distinction entre le grade et l’emploi, la responsabilité individuelle et collective, le statut devrait apporter à tous les agents, mais aussi et surtout à toute la population un certain nombre de garanties fondamentales.
2010 : DEFENDRE ET CONSOLIDER LE SYSTEME DE RETRAITE
Les pensions civiles et militaires représentent 40 % des dépenses de personnels : 47 milliards. Rappelons que les exonérations de charges patronales quasiment sans contrôle ni contrepartie sont d’une quarantaine de milliards, la loi TEPA de 2007 (bouclier fiscal,...) de 15 milliards, la baisse de la TVA dans la restauration de 3 milliards.
Ce dont souffre le pays c’est d’un déficit de croissance et d’emploi, et non d’un excès de retraités et de fonctionnaires.
IL FAUT AUGMENTER LES SALAIRES DANS LA FONCTION PUBLIQUE
Conséquence directe de cette politique indigente sur la valeur du point : tous les traitements sont tirés vers le bas.
Le salaire minimum de la Fonction publique n’est supérieur au SMIC, au 1er janvier 2010, que de 1,55 euro.
Le recrutement en catégorie A ne s’effectue plus qu’à 19,6 % au dessus du SMIC. Du jamais vu…
l’ensemble des dépenses de rémunération des agents des 3 versants de la Fonction publique – y compris avec les pensions – représentaient 13,3 % du Produit Intérieur Brut en 2000. En 2008, elles n’en représentent plus que 12,7 %. Cette baisse est équivalente à près de 10 milliards d’euros !
Services territoriaux de l’Etat : La réate va à l’opposé de ce qu’il faut faire
La restructuration des services territoriaux de l’Etat annoncée par SARKOZY devait permettre une meilleure lisibilité et une meilleure réponse aux besoins des usagers. Dans la réalité, les faits les plus visibles sont ceux de la suppression de nombre de services et de missions, l’opacité des nouvelles organisations, la dégradation des conditions de travail des agents et un recul programmé de la qualité au service de la population. Cela se passerait-il mieux à Météo-France ?